Hey ! Hey !

17 octobre 2017

10 années.

J'écris avec une marge de treize heures. Ca me donnera amplement le temps de me soulager, peut être, qui sait?

Vous chers lecteurs, qui me lisez, qui arpentez mon blog chaque jours, soirs, en esperant y trouver je ne sais quoi, et bien je vais vous raconter une histoire. Une histoire banale pour certains, mais une histoire toutefois qui reste, celle qui vous marque à vie et qui vous change. Je pense que chacun en as vécu une, et si ce n'est pas le cas, sans doute un jour vous connaitrez ça, du moins, je vous le souhaite qu'à moitier. Car ça détruit, autant que ça apporte de la joie et un sentiment d'être compris autant que de comprendre quelqu'un.
Mais le plus triste, c'est quand il reste qu'une seule personne pour la raconter. Non pas qu'il soit mort, mais c'est tout comme.

Il y a dix ans, j'étais une personne seule et triste, vraiment solitaire. Je n'avais pas de vrais amis, ou du moins, je ne le voyait pas. J'écrivais la plupart du temps, je dessinais rapidement, pour confier ce que j'avais en moi. Ma peine, ma lassitude, de la rage.

Un beau jour, et ce jour, c'était il y a exactement dix ans, jour pour jour. C'était une journée chaude du mois d'octobre. J'avais rencontré récemment un groupe d'amis plus ou moins gothique. Oui. Bon. Mais ils étaient tous adorables, bienveillants, ils ne cachaient pas ce qu'ils avaient. Je me retrouvais en eux, plus qu'en moi même à l'époque.

Dans les alentours de 12h, j'allais me rendre manger. Il faisait une chaleur pas commune à cette période, je m'en souviendrais toujours.
Le ciel était clair et une légère brise soufflait.
C'est incroyable à quel point ma perception de ce jour là reste clair en moi; le temps, mes pensées, ma démarche, et la sienne.
Je pensais à ce moment ci comment j'allais survivre encore jusqu'à la fin de cette période. Si ma lassitude s'en irait un jour.
Puis... Le black out. Un énorme trou noir.
Je faisais face à une personne. De grands yeux intrigués, et une démarche qui sans doute me plu, je n'en sais rien.

En fait, je n'arrivais plus à réfléchir. Qui était ce ? C'est quoi cette impression?

Et depuis, je me demandais qui était cette personne. Bon. J'ai déjà raconté mille fois ce moment. Raconté que, après, mon groupe d'amis tout excité, me renseignais sur cette personne étrangère et familière. Je me disais qu'ils se trompaient, ils devaient confondre.

Et depuis, des choix parfois injustes comme les paroles, des choix difficiles, des choix pris sans penser qu'ils en étaient.
On a rencontré plusieurs chemins, des occasions de se disperser, de se laisser sans jamais le faire.
Pour finalement que ça soit il y a peu. Je pleure toujours parfois, sans raison apparente. J'ai des blessures pas faciles à panser.
Je pense, ou j'espère du moins, même si c'est cruel, que je ne suis pas la seule à avoir été blessée au final. Ou oubliée.

Je ne vous raconterez sans doute pas tout, car c'est flou, dans le sens où je n'ai pas toujours compris; de ses agissements ou des miens.
Pour les miens, la plupart du temps, j'ai été blessée, par un fait ou geste, un dire, alors j'agissais en suivant ma colère et ma peine.
Je me souviens de la douleur que me faisait mon coeur, en y repensant. C'était douloureux. C'était comparable à une cascade de sang qui démarrait dans le coeur, et déversait son produit froid dans mes veines, me causant souvent des frissons de douleurs.
Des vagues incontrolables et difficiles à contenir.

Du coup, sans doute est ce que ça a été le déclenchement... D'avoir voulu m'éloigner pour ne plus souffrir. Du moins, essayer de changer de sentiments, mais est ce possible?

Il y a des mots qui restent, et d'autres qui partent dans le vent. Les promesses, non tenues. Les je t'aime, envolés. La peine, elle seule reste. Et la solitude avec. La misère.

De notre rencontre, qui m'a changée en profondeur à vrai dire, j'en garde l'astonishment (anglais, je trouve pas l'équivalent français) face à beaucoup de choses. L'empathie, l'amour, l'amitier. J'étais un peu comme un robot avant ça. Du moins, mes attaches n'étaient pas fixées.

Mais, n'esperons nous pas d'être de mieux en mieux dans notre être? Une meilleure personne à la fois pour soi et pour autrui ?

J'espère l'être, ou le devenir. Il y a tant de choses que je n'oublierai pas. Que je préfèrerai oublier ou que je ne souhaite pas.

J'aurai voulu, je crois, que l'on continu au moins à se parler toujours, que je puisse dire encore "joyeux anniversaire" ou "heureux 10 ans, tu vois c'est vite passé!" ou bien "tu me manques", "merci pour ces images que tu m'envoie toujours".

C'est difficile seule.

J'ignore encore si le pire est de parler à quelqu'un et que ça nous fasse souffrir,ou de ne plus lui parler et que ça semble comme une mort quotidienne.


Demain soir j'irai au toit. Pour "fêter" ces 10 années qui ont passés. Pour faire le point entre tout ce qui a pu changé, mentalement.
Le mieux et le pire.

Je sais que je n'irai jamais mieux, car, qui peut aller mieux lorsqu'un proche te dit qu'il ne te laissera jamais, mais qu'il le fasse?

Merci pour vos écoutes, je continuerai ce texte un peu plus tard.
J'ai trop de choses à dire et ça reste lourd de sens.

Qui êtes vous?

 

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Suite.

Je me suis rendue compte de tant de choses. En l'espace d'une journée. Je ne dirai pas que j'ai accompli mon étape du deuil, car je suis passée par toutes les étapes, parfois dans l'ordre, souvent dans le désordre; la colère, le déni, la tristesse (ou dépression plutôt), l'acceptation, l'expression.

Pour ma part, je les classifie ainsi: la colère, le déni, la tristesse = depression, le rejet et l'acceptation. J'y ajoute le rejet, car je rejette l'autre, ce que ce fut pour moi.
Mais je n'en fini pas avec ces boucles incessantes.
Je me suis rendue au toit, je m'y trouvais seule, sous un ciel de lourdeur, d'accablants souvenirs heureux.
Je me souvenais de chaque sentiments que j'ai pu ressentir là bas, seule ou entourée. J'ai vu les changements de l'endroit: les barreaux ajoutés pour empêcher quiconque de monter, la dégradation des lieux.
Mais j'ai surtout constaté, que j'étais bel et bien la seule à être venue. La seule à y être dix années après. A revenir au commencement.
je pense que, j'avais besoin d'y retourner, comme une ultime étape dans un pelerinage, celui du grand marcheur qui fini sa route au point décisif. Pour un chrétien, ça serait comme aller au Vatican.
Point culminant de sa religion.

Je le pleurerai toujours, et bien que je ne trouve pas de solutions, j'en ai tout de même, eu l'alternative d'une. Celle, de ne pas oublier, mais de me consacrer à ce que j'ai pu faire ou ressentir, de bon et de moins bon.
Et d'attendre, si un jour son pardon trouve de la place. Ou s'il ressent du manque vis à vis de moi, même si j'en doute. Ou s'il lui prend l'envie de parler, je serai toujours là.


J'ai compté plus de 16 visites d'une même adresse IP avec des variances en moins de 4 jours.
Je devine que tu as beaucoup de temps libre à me consacrer. Je me demande ce qui t'amène ici, ces soirs ou journées. Te sens tu seul au fond? Un peu comme moi? Ou... Ou tu aimes juste mes mots, qui se perdent et mon âme qui peine à s'exprimer ?

Je vous dis bonne soirée. J'ai le coeur qui saigne. Encore.

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06 octobre 2017

Dark Side of Me

 

L'on peut voir un sourire sur un visage, ou tout au contraire, ne pas en voir. Est ce pour autant que cette personne est heureuse, ou bien triste? Ou mécontente?
On cache chaque jours des émotions ou des pensés qui nous viennent et nous taraudent, pourtant, elles sont bien présentes.

Cela fera dans 12 jours, dix ans.

J'aurai peut être alors la force d'écrire plus qu'un pavé comme depuis quelques temps.

Vous qui venez ici, si vous voulez voir un peu ce que je peux faire en dehors des écrits qui tournent en rond, c'est là:

http://facebook.com/cassiopeiaphotographie

 

bonne soirée!

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02 octobre 2017

I Miss You - Blink 182

Qu'est ce qu'un message à envoyer après tout?
Une fuite de courage, à la fois une faiblesse et une force qui nous permet de faire l'impossible ou du moins, une tentative de rétablir certaines choses qu'on a laissé trop longtemps nous echapper, afin de les ramener à nous.
Avant même de rédiger le-dit message, pensons aux conséquences de notre acte en prévision:
- Se recevoir des brimades, se voir envoyer tous les torts dans la gueule, souffrir encore plus
- Chambouler la vie de la personne, en bien ou en mal, mais souvent en mal
- Entendre des choses que l'on a pas envie d'entendre, retrouver des sensations qu'on a plus ou trop envie de ressentir à nouveau

Mais voir le bonheur d'une autre personne sans notre présence, c'est la chose sans doute qui freine le plus, et le plus rapidement.

Alors, peut être en fait, que la force, est en fait la volonté que l'on trouve au fond de nous afin de laisser les personnes que l'on aime vraiment en paix, sans leur infliger notre présence car il est clair qu'il y a "un temps pour chaque chose".
Qui sait?

 

Je n'écris pas pour avoir des commentaires, ni conseils. C'est un texte de ma réflexion dont je connais la plupart du temps les réponses.

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20 septembre 2017

Underground

J'ai rêvé m'être réveillée sous le sol. Au sens littéral comme au figuré.
1, 2, 3...

Les paupières closes et l'épiderme entièrement blanc. Aucun poul ne battait la fréquence et aucun mot ne sortirait plus jamais à nouveau de cette bouche. Le corps se trouvait au sol découvert par les parents meurtris.
Je voyais mon propre corps découvert par mes proches puis je filai sous le sol. (Underground)

J'ai vu la peine des proches, j'ai entendu leurs pleurs et lamentations, leur peine était la mienne.
Et j'essayai tant bien que mal de leur montrer qu'au fond, j'allais bien. Du moins, que j'étais là, que j'étais consciente et que je souffrais tout comme eux souffraient de ma perte.
Alors, je déployais mes moyens, très faibles et maigres, pour leur montrer que j'étais encore là, que j'entendais ce qu'ils disaient.

J'essayai de bouger quelque chose, les feuilles d'une plante, une chaise; légèrement car trop lourde.
Mais quoi que je fasse, je ne pouvais parler, je ne pouvais m'exprimer. Alors, frustrée je reparti, je ne pouvais leur apporter le réconfort qu'ils attendaient. Et ça me tuait plus que la mort elle même.

Je les voyaient au fil des jours, des semaines peut être, essayer de se remettre de cela, tout en les voyant toujours pleurer et regretter, se morfondre. Et au rythme que moi j'observais, je m'écroulais dans une mélancolie et une douleur innomable.
Je devais me faire à l'idée de regarder leur peine, sans pouvoir rien y faire, et essayer de se remettre de mon absence, alors que je souffrais de cette perte autant qu'eux, sans personne pour me réconforter. j'étais seule. Inconsolable, désespérée et avec une multitude de regrets et de remords.

 

 

Un rêve bien étrange au fond. De se sentir à la fois invisible, de ne pouvoir être ni vue ni écoutée, de ne pouvoir réconforter ceux que l'on aime et qui nous aimes en retour, malgré toute notre folle volonté.

J'écoute trop mes rêves, m'a-t-on dit une fois. Et c'est vrai, mais elles m'offrent de nouvelles perspectives, vécus et réponses.

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15 septembre 2017

Une dernière danse ( Kyo )

J'ai souvent le coeur lourd, d'un hiver froid, et pourtant beaucoup d'appréhension à son approche.
Comme une boucle sans fin où octobre est le commencement et septembre sa fin. Et chaque mois, chaque temps qu'il fait me rappelle un souvenir ou une sensation passée.

 

- L'obscur dessein de ces tableaux, au fond si noir
Et dans le reflet d'un miroir sans teint
Nous y retrouvions nos desseins
Et à l'approche de cet hiver
Un ciel entièrement recouvert
A la fois de nuages et d'une singulière lumière
Rappelant sans cesse les pas tracés
Et les impressions qui nous ont laissés
Dans son sillage et dans le vent oublié. -


Une chose peut être perdue mais pas retrouvée. Mais quand elle n'a jamais été trouvée, elle est innofensive.

Je publiais mes textes en hors ligne, par peur à la fois, d'être lue et de ne pas être lue.
Je ressasse toujours la même chose et donc, lorsque j'écris un peu quelque chose de différent, je souhaite bien le publier. Mais ça reste difficile.

J'ai abandonné au final. Sans le faire. On a tous des choix difficiles à faire, parfois notre seul choix est de ne rien faire. Pour ne pas faire pire.

Je reste toujours là ne vous en faites pas. Je n'ai juste plus le coeur à parler.

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17 juin 2017

OST nana

Et si je te promettais que tout ce que tu lira sera vrai? Sans filtre, ni mensonge, ni voile à peine miroitant?

...

Se faire abandonner sans relâche, à de multiples reprises, sans en connaître la raison n'apporte que du tort. A la fois du doute, de la rancoeur, des questions qui restent sans réponses, et la certitude que ça arrivera encore.
La dernière fois que j'ai pu te parler, j'étais énervée et blessée, d'avoir eu encore raison. Et mon dieu, que tu peux haïr ma raison ou mes instincts, mais avoue le moi, m'étais je trompée au fond?

Pour je ne sais quelle raison encore, tu as décidé de me laisser tomber, une bonne fois pour toute. Et pour quoi?

Je n'en ai pas pleuré. Enfin si, une fois. Où j'ai osé montrer ma faiblesse, et l'on m'a remballée en me disant que c'était mieux ainsi, et qu'il ne fallait pas que je cherche à savoir.
Mais est ce une raison suffisante? Est ce suffisant en soi? Personne ne se contenterai de ça, de cette vulgaire réponse ne venant pas même de la personne concernée, et surtout après toutes ces années.

Et je n'ai aucune réponse, même après tout ce temps. "C'est une histoire floue", "Je ne sais pas, il ne m'a rien dit", "je ne sais pas", .. et j'en passe.

Je peux le comprendre, que j'agissais en m'éloignant de toi peut être. Mais en fait, je me comprends aussi. Tu continuais à vivre alors que je pleurais ton absence, et quand tu étais à nouveau présent, je me disais que tu allais encore partir pour je ne sais quelle raison.
En continuant à vivre. Et après tout ce temps, je me dis que j'ai survécue, en me torturant de questions qui sont encore sans réponses, en me demandant si j'ai fais quelque chose de mal, envers toi, si j'ai pu te trahir d'une quelconque façon, ou si juste, tu as fini par céder à ces gens qui te disais de me laisser tomber.

Maintenant je commence à agoniser tout en ne sachant pas. Je me remémore des souvenirs douloureux, parfois simples mais douloureux, et mes cauchemars ne finissent pas. Je rêve parfois, d'un temps passé que je regrette, je rêve aussi d'un présent indifférent mais tout aussi douloureux.

J'ignore si je souhaite au fond ces réponses, je les attendrais en ne sachant pas si je le veux vraiment.
Mais les temps sans toi sont difficiles.

Tu m'as attribué l'image d'une fille forte, imprévisible mais je suis juste rongée par la peur.
Et je ne serai pas venue te voir pour te demander de me répondre, et je sais que je ne le ferait jamais, car je sais que tu m'ignorera tout simplement.

Mais après tout ce temps, où tu me disais que tu aurais du mal à passer à coté de moi sans me saluer, j'ai du mal à y croire.

En fait je n'y crois plus.
Et ces moments où tu me disais que jamais tu ne me laisserai, ou que tu arrêterai de m'aimer aussi, je n'y crois plus.
Ni au toujours, mais à tes jamais.

Eux j'y crois, car tu m'en as donné des raisons d'y croire.
Au final en fait, plus que toutes tes actions réunis, celle qui m'as fait le plus de mal je crois, c'est le fait que tu m'abandonnes. Pour de bon.

 

To naka. never will be read, but at least, i feel lighter. 

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31 mars 2017

I see fire ~~

Nous disons souvent que les rêves ne sont rien, ne naissent que de l'inconscient et se meurent dans le néant.
Pourtant, après une observation un plus poussée, on peut voir qu'en fait, ce n'est pas totalement vrai, puisque l'on vit une partie de nos vies en leurs seins. Nous y trouvons refuge et y déposons ce que nous voudrions ne pas savoir et connaitre, admettre.
Nous y déposons à la fois nos peurs, nos désirs inavoués, nos haines et nos amours, mais aussi nos volontés.

Ils font de nous, que l'on adopte un comportement plus étrange, ils font naître en nous des sentiments que nous n'avions pas la veille, et que des fois, nous n'aurons pas le lendemain.
J'ai vécu en rêve bien plus qu'en réalité, et j'aime à apprendre à me connaître davantage, ou parfois juste, m'évader, me souvenir.

Je retrouve des fragments de ma vie que j'avais décidé d'oublier, ou que je pensais avoir oublié, car je les revois encore. Mais ma mémoire est endommagée, et je ne ferai rien pour la changer.
Je me dis que le passé est une vie antérieure, que je n'ai pas besoin de revivre.
Mais cela me surprend encore, d'apprendre ce que j'ai pu dire ou faire par le passé, car mon cerveau les as effacés. C'est alors, que j'ai l'impression que l'on parle de moi comme d'une autre personne, et que j'apprends des faits d'un autre moi, bien loin et pour le mieux.

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26 octobre 2016

So grow up and be a man

Je décrirai l'existance d'un enfant de la lune, tombé peu après sa naissance sur une plage isolée. Le coeur d'un enfant de 5 ans, pas encore trop touché par la méchanceté ou le vice, qui quitte peu à peu la naïveté de son jeune age.
Ses yeux offraient son être à l'autre, on pouvait y apercevoir la couleur de son âme en plongeant simplement nos yeux dans le clair des siens.
Et dans ce miroir profond, notre image se refletait à l'image de la sienne: sans aspect superficiel, sans masque, sans aucune fumée opaque ayant pour but de se cacher, tout au contraire, il ne voulait que se découvrir au grand jour.

Ce soir du 6 novembre, que pensez vous que notre être aurait fait?
Il s'allongea de tout son long sur la plage et observa la course des étoiles, l'intriguante beauté lunaire qui le surplombait.

Mais, je devrais sans doute vous demandez, à vous, pauvres êtres déjà consumés par le vice, l'égo, la rancoeur, qu'adviendra t il de cet être lunaire?
En un monde où l'individualité prône? Où l'égoisme, le narcissisme et l'intérêt sont un moteur propre à chacun? Qu'offrirait un monde comme le notre à un être qui ne demande rien, sinon de contempler le monde et d'être en paix avec soi et l'autre?
Où la douceur candide d'un enfant dans un monde trop rapide, trop étroi, là où l'on ne lève pas le bras pour protéger son prochain?

Et là où il avait l'apparence d'un être pas tout à fait lambda, l'on ne pourrait pas tout à fait l'affirmer. Il avait certes des bras, des jambes, un visage comme tout autre, il avait aussi plus que cela. Par déjà, son regard profond, il avait le coeur pur, la gentillesse d'un ange et le charisme qu'il ne demanda pas.
Il se peinait de chaque créatures défuntes qu'il croisait, il compatissait à la douleur mais, il fallu un jour s'adapter au reste du monde.

Et chaque fois qu'il pouvait croiser le chemin d'une autre personne, il savait qu'un aimant invisible au sein de son visage, ou de son être peut être, attirait les autres vers lui. Après, il y a des rencontres qui peuvent, parfois être bénéfiques, certaine nocives.
Il avait des facilités à acceder à ses souhaits, s'il voulait un travail, un ami, une connaissance, un contrat, un rival, n'importe quoi qui fut avec les autres.
Mais, tout ça à sans doute un prix, qu'il apprit bien à ses dépends.

Au risque d'être abusé par sa dite candeur, gentillesse, naïveté, il le payait de son être, qui chaque fois, un peu plus, se détruisait.

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21 septembre 2016

Here I stand

Et si la lune cachait un reflet ? Si elle était plus sombre encore que ce qu'elle peut nous montrer? Plus noire encore que la nuit et le néant, plus profonde encore que les tréfonds de la galaxie?
Que verrions nous, nous, aveugles à ce qui est déjà en nous, comment pourrions nous avoir la simple idée de voir ce qui nous est étranger?
Que l'on puisse apercevoir la masse et les courants qui se dégagent dans le monde?
Alors, encore une fois, comment pourrions nous voir en l'intérieur de nous même? Les peurs les plus secrètes, les envies les plus inavoués, nos espoirs qui restent à demi anéantis par nos (plus grands) tourments.
A rester figés dans nos contemplations mélancoliques, un léger gout de nostalgie qui emplie nos coeurs et nous empêchent d'avancer.
La poésie qui se dégage de chaque pores et ne veut qu'être admirée pour ensuite, être cueillie comme le fruit de notre imagination, l'apogée de notre recherche.
Ces quelques pensées qui nous entravent dans nos actions, dans nos émotions. Ils nous tuent dans tous les sens du terme. On est pétrifié devant la tâche, on se défile, on s'éclipse comme un sourcillement puis... Rien. Un rire, une larme et la fin.

On se dit que l'on fera toujours mieux la prochaine fois, que l'on se rattrapera. Que l'on osera approcher nos doigts cette fois ci, qu'on saisira cette opportunité avant qu'elle ne s'envole, comme une fumée trop fine, trop dissipée.

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16 juillet 2016

Elle trône et ne se détrôné jamais

Elle flotte, elle sublime, elle brille. Elle rayonne et éclaire les pauvres que nous sommes, elle descend, elle s'approche et elle demeure. Et mes yeux ne la quitte pas, elle reste la, les astres l'eclaient et la voile, la découvre,un peu plus chaque soir, pudique et nous joue de des atouts. Elle une fois fine, une fois ronde, elle qui rougit au plus lorsqu'elle s'approche. Son halo l'illumine et se reflète dans les nuages qui l'entourent, qui la mette sur un piédestal du haut de son trône.

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