Je lisais dans un esprit torturé qui ne demandait qu'à s'exprimer sans pressions extérieures, sans même d'influences quelconques. Mais il y aura toujours autant de pressions et d'influences que de rêves et espoirs brisés comme de la poudre d'os sous des pieds talonnés bien trop grands pour nos fins esprits.
Nos esprits se sont élevés, depuis des siècles à travers nos rêves et espoirs à travers des rafales et ont batti ce monde dont nous sommes les architectes.
Nos pas qui nous dirigent chacun vers notre voie, déjà tracée et aveugles, nous continuons à avancer à travers un monde qui commence déjà à se ternir, de ces même rêves, de ces même ambitions et illusions dont l'on se berce tendrement, trop naïvement.
L'on espère, on envisage, on se croit immortel, puis nous réalisons trop tard que la mortalité n'est que notre lot.


Je voyais à travers des yeux pas assez matures, ils me détournaient du réel but à atteindre, ils voyaient des illusions et ne comprennaient pas le motif de tout ceci. Ils regardaient sans voir, ils apercevaient sans le réaliser.
Ces même yeux qui, à une époque, créaient des étoiles et des merveilles, des monts et des aventures interminables, fantastiques ne portent plus que leurs attentions sur la première pierre rencontrée sur le chemin, sur la première embuche et, devant cet infini mais néanmoins intriguant chemin, se contre dit en pensant, en murmurant qu'au fond, rien ne le vaut, que ce n'était que passager.