Et si la lune cachait un reflet ? Si elle était plus sombre encore que ce qu'elle peut nous montrer? Plus noire encore que la nuit et le néant, plus profonde encore que les tréfonds de la galaxie?
Que verrions nous, nous, aveugles à ce qui est déjà en nous, comment pourrions nous avoir la simple idée de voir ce qui nous est étranger?
Que l'on puisse apercevoir la masse et les courants qui se dégagent dans le monde?
Alors, encore une fois, comment pourrions nous voir en l'intérieur de nous même? Les peurs les plus secrètes, les envies les plus inavoués, nos espoirs qui restent à demi anéantis par nos (plus grands) tourments.
A rester figés dans nos contemplations mélancoliques, un léger gout de nostalgie qui emplie nos coeurs et nous empêchent d'avancer.
La poésie qui se dégage de chaque pores et ne veut qu'être admirée pour ensuite, être cueillie comme le fruit de notre imagination, l'apogée de notre recherche.
Ces quelques pensées qui nous entravent dans nos actions, dans nos émotions. Ils nous tuent dans tous les sens du terme. On est pétrifié devant la tâche, on se défile, on s'éclipse comme un sourcillement puis... Rien. Un rire, une larme et la fin.

On se dit que l'on fera toujours mieux la prochaine fois, que l'on se rattrapera. Que l'on osera approcher nos doigts cette fois ci, qu'on saisira cette opportunité avant qu'elle ne s'envole, comme une fumée trop fine, trop dissipée.