Je décrirai l'existance d'un enfant de la lune, tombé peu après sa naissance sur une plage isolée. Le coeur d'un enfant de 5 ans, pas encore trop touché par la méchanceté ou le vice, qui quitte peu à peu la naïveté de son jeune age.
Ses yeux offraient son être à l'autre, on pouvait y apercevoir la couleur de son âme en plongeant simplement nos yeux dans le clair des siens.
Et dans ce miroir profond, notre image se refletait à l'image de la sienne: sans aspect superficiel, sans masque, sans aucune fumée opaque ayant pour but de se cacher, tout au contraire, il ne voulait que se découvrir au grand jour.

Ce soir du 6 novembre, que pensez vous que notre être aurait fait?
Il s'allongea de tout son long sur la plage et observa la course des étoiles, l'intriguante beauté lunaire qui le surplombait.

Mais, je devrais sans doute vous demandez, à vous, pauvres êtres déjà consumés par le vice, l'égo, la rancoeur, qu'adviendra t il de cet être lunaire?
En un monde où l'individualité prône? Où l'égoisme, le narcissisme et l'intérêt sont un moteur propre à chacun? Qu'offrirait un monde comme le notre à un être qui ne demande rien, sinon de contempler le monde et d'être en paix avec soi et l'autre?
Où la douceur candide d'un enfant dans un monde trop rapide, trop étroi, là où l'on ne lève pas le bras pour protéger son prochain?

Et là où il avait l'apparence d'un être pas tout à fait lambda, l'on ne pourrait pas tout à fait l'affirmer. Il avait certes des bras, des jambes, un visage comme tout autre, il avait aussi plus que cela. Par déjà, son regard profond, il avait le coeur pur, la gentillesse d'un ange et le charisme qu'il ne demanda pas.
Il se peinait de chaque créatures défuntes qu'il croisait, il compatissait à la douleur mais, il fallu un jour s'adapter au reste du monde.

Et chaque fois qu'il pouvait croiser le chemin d'une autre personne, il savait qu'un aimant invisible au sein de son visage, ou de son être peut être, attirait les autres vers lui. Après, il y a des rencontres qui peuvent, parfois être bénéfiques, certaine nocives.
Il avait des facilités à acceder à ses souhaits, s'il voulait un travail, un ami, une connaissance, un contrat, un rival, n'importe quoi qui fut avec les autres.
Mais, tout ça à sans doute un prix, qu'il apprit bien à ses dépends.

Au risque d'être abusé par sa dite candeur, gentillesse, naïveté, il le payait de son être, qui chaque fois, un peu plus, se détruisait.